Le Plan d’Épargne Logement en perte de vitesse, les épargnants s’interrogent sur son avenir

Le Plan d’Épargne Logement (PEL) traverse une période de turbulences, marquée par une baisse continue de son encours et un rendement peu attractif. Face à ces défis, les épargnants envisagent de réorienter leur épargne vers des options plus lucratives, tandis que des transformations réglementaires se profilent à l’horizon.

L’encours du PEL en chute libre

L’encours du Plan d’Épargne Logement (PEL) a chuté de 222 milliards d’euros fin 2024 à 201 milliards d’euros fin 2025, poursuivant une tendance baissière amorcée en 2022. Cette diminution s’accompagne d’une décollecte significative de 21 milliards d’euros en 2025, après une décollecte de 30 milliards d’euros l’année précédente.

Plusieurs facteurs expliquent cette décollecte, notamment le faible rendement du PEL et son assujettissement au Prélèvement forfaitaire unique depuis 2018. Ces éléments ont un impact notable sur le marché de l’épargne, poussant les épargnants vers d’autres placements.

Le PEL face à des défis persistants

Depuis 2018, le Plan d’Épargne Logement (PEL) est confronté à des difficultés, notamment en raison de son assujettissement au Prélèvement forfaitaire unique. Malgré une hausse du taux à 2 % au 1er janvier, le rendement net reste peu attractif à 1,4 %, ce qui n’incite guère les épargnants à souscrire.

En parallèle, les taux des prêts associés au PEL, fixés à 3,2 %, ne sont pas compétitifs par rapport aux offres bancaires actuelles. Ces conditions peu avantageuses contribuent à détourner les épargnants vers d’autres options d’investissement plus lucratives.

Transformation des PEL : opportunité ou contrainte ?

À partir de mars 2026, les PEL de plus de quinze ans seront convertis en livrets bancaires, affectant trois millions de comptes pour un total de 93 milliards d’euros d’ici 2030. Cette transformation incite les épargnants à réévaluer leurs stratégies d’épargne.

Face à des rendements peu attractifs, de nombreux épargnants pourraient se tourner vers des alternatives comme l’assurance vie ou le Plan d’Épargne Retraite, qui offrent des perspectives de gains plus intéressantes. Cette situation représente à la fois une opportunité de diversification et une contrainte pour ceux attachés à leur PEL.