L’année 2025 a marqué un tournant décisif pour l’épargne en France, avec un taux d’épargne atteignant des sommets et des dynamiques variées entre les différents produits financiers. Alors que le Livret A et le Livret d’Épargne Populaire ont connu des décollectes, l’assurance vie et le Plan d’Épargne Retraite ont affiché des performances remarquables. Les perspectives pour 2026 s’annoncent tout aussi captivantes.
Les Français épargnent plus que jamais : pourquoi un tel engouement ?
En 2025, le taux d’épargne des Français a atteint environ 18 % du revenu disponible brut, un niveau inédit depuis des décennies. Ce phénomène s’explique par un climat géopolitique, économique et social anxiogène, incitant les ménages à sécuriser leurs finances. Le vieillissement démographique joue également un rôle clé, car une population plus âgée tend à épargner davantage pour anticiper l’avenir.
Par ailleurs, les Français préfèrent capitaliser les gains financiers, contrairement aux Américains qui consomment une partie de leurs gains. Les rendements attractifs des placements financiers ont renforcé cette tendance à l’épargne, marquant une différence notable avec le comportement de consommation outre-Atlantique.
Le livret A en déclin : que s’est-il passé ?
En 2025, le Livret A a subi une décollecte de 9,29 milliards d’euros, une première depuis 2015. Cette situation résulte principalement de la baisse de son taux de rémunération, passé de 3 % à 1,7 % au cours de l’année. Malgré cette chute, le rendement réel du Livret A est resté positif grâce à une inflation stabilisée autour de 1 %.
Parallèlement, le Livret d’Épargne Populaire n’a pas échappé à la décollecte, malgré un taux supérieur. Sur les dix premiers mois de l’année, il a enregistré une décollecte de 1,5 milliard d’euros, illustrant une tendance générale de désengagement des épargnants envers les produits d’épargne réglementée.
L’assurance vie triomphe en 2025 : un succès retentissant
En 2025, l’assurance vie a connu un succès remarquable avec une collecte nette d’environ 50 milliards d’euros, soutenue par des cotisations élevées et des rachats modérés. Le rendement des fonds euros, ayant atteint 2,6 % en 2024, a renforcé l’attractivité de ce placement, incitant les ménages à y allouer une part croissante de leur épargne.
Les perspectives pour 2026 sont prometteuses, avec une attractivité maintenue grâce à la hausse des taux d’intérêt à long terme. De plus, la réallocation des fonds des PEL arrivant à échéance pourrait encore renforcer l’attrait de l’assurance vie.