Le marché immobilier français au quatrième trimestre 2025 révèle une progression modérée des prix, avec des dynamiques contrastées entre l’ancien et le neuf. Tandis que l’ancien rebondit, le neuf continue de fléchir, illustrant un découplage croissant. Cette tendance s’inscrit dans une décennie de forte valorisation immobilière.
Les prix de l’immobilier en France : une progression modérée mais significative
Au quatrième trimestre 2025, les prix de l’immobilier en France métropolitaine ont connu une hausse modérée de +0,4 %, après un léger recul de -0,1 % au trimestre précédent. Cette progression s’inscrit dans un contexte économique marqué par une remontée des taux d’intérêt et une contraction du crédit, influençant particulièrement le marché de l’ancien.
Pour les acheteurs potentiels, cette tendance signifie une stabilisation des prix après une période de correction. Sur un an, les prix ont augmenté de +1,0 %, avec une hausse notable de +1,1 % dans l’ancien, tandis que le neuf ralentit à +0,2 %.
Un marché de l’ancien en rebond face à un neuf en difficulté
Le marché de l’ancien enregistre un rebond de +0,5 % après une baisse de -0,1 %, malgré la hausse des taux d’intérêt et la contraction du crédit. Ce segment, essentiel du parc résidentiel français, bénéficie d’une demande soutenue, les acheteurs cherchant à sécuriser des biens existants dans un contexte économique incertain.
En revanche, le marché du neuf continue de stagner, avec une baisse des prix pour le deuxième trimestre consécutif (-0,6 % après -0,4 %). Les coûts élevés de construction, le durcissement des conditions de financement et la diminution des mises en chantier pèsent lourdement sur ce secteur.
Une décennie de valorisation immobilière : quel avenir pour 2025 ?
Entre 2015 et 2025, les prix de l’immobilier ont connu une hausse significative de 27 % à 30 %, soutenue par des taux d’intérêt historiquement bas. Cependant, depuis 2023, un reflux est observé, perçu comme un ajustement après des excès plutôt qu’une correction profonde. Cette tendance reflète une stabilisation nécessaire après une décennie de forte valorisation.
En 2025, le marché immobilier pourrait continuer à s’ajuster, influencé par des facteurs économiques tels que les taux d’intérêt et la demande. Les données du Cercle de l’Epargne et des Notaires de France suggèrent une évolution modérée, avec un potentiel de croissance dans l’ancien, tandis que le neuf pourrait rester sous pression.